Club Alès en Cévennes Volley Ball
Alès en lettres capitales
Magnifique vainqueur du triple champion en titre Paris (3-2), le CAC se reprend de la plus belle des manières.
Ce CAC là est incroyable. Transparent lors de ses trois dernières sorties, le CAC a une nouvelle fois surpris tout son monde en s’imposant avec la manière au dépens de Paris. Diminué par les absences conjuguées de Cernousek (remplacé par Soleilland puis par Chauvin) et de Bessrour (suppléé par Amsellem), c’est peu dire que le CAC ne partait pas favori face au triple champion de France en titre et alors leader du championnat, même amputé de son habituel libéro, le brésilien De Oliveira, remplacé par Bleuze.
Le début de match confirmait les inquiétudes alésiennes avec une grosse présence au block de Van Der Veen (2-7). Pourtant, loin de s’affoler ou d’abdiquer, Alès refaisait progressivement son retard grâce à un excellent coaching de Marquet. Sur le terrain, le duo Kolacny – Kuck faisait mouche en profitant de la fébrilité parisienne en réception ou en défense (Bleuze – Antony). A l’issue d’un final haletant, Alès concluait sur sa cinquième balle de set (30-28)
Malgré l’entrée de l’indispensable Novak à la place d’Antony, totalement dépassé hier soir, le CAC prenait d’emblée les choses en mains et récitait la même partition faite d’agressivité au service et d’intelligence de jeu en bout de filet où Kolacny alternait à merveille attaques frappées, notamment ligne, et attaques placées tandis que Kuck jouait littéralement avec le block adverse (25-23).
Mené deux sets à rien, et sans doute informé de l’évolution du score du côté de Tours où son dauphin Poitiers menait 2-0, Paris se devait de réagir et serrait le jeu. Les services tactiques derrière le filet gênaient la réception alésienne tandis que les attaquants parisiens, Novak notamment, retrouvaient leur efficacité. Alès servait un peu moins bien. Malgré de multiples changements (Brizola sur Kukhar, Chauvin sur Soleilland, Corda sur Farjaudon), Alès s’inclinait de peu par deux fois (23-25 22-25).
Paris entamait bien le tie-break grâce à Van Der Veen (0-3) mais celui-ci perdait un peu les pédales ensuite tout comme Bonon et Rivéra tandis que Brizola servait le feu. Alès revenait dans la manche (8-6). Les supporters alésiens descendus au bord du terrain avec tonneaux et tambours contribuaient peut-être à ce renversement. Les deux équipes se rendaient dès lors coups pour coups (9-8 puis 11-10 puis 13-13). Mais dans une ambiance brulante, les Alésiens signaient les deux derniers points et s’adjugeaient le match avec les tripes au dépens de Paris qui perdait également son fauteuil de leader (15-13).
Grands bonshommes du match, Kolacny et Kuck ont inscrit 70 % des points gagnants de l’équipe en alternant attaques frappées et placées (Kolacny) ou en se jouant du bloc adverse (Kuck). A 42 ans, ce dernier montre qu’il est encore indispensable. Amsellem, parfois protégé par Kuck (au point parfois de se marcher un peu dessus), a livré une solide prestation qui n’est pas étrangère à la victoire finale. Auteurs de belles défenses, il a été un peu mis en difficulté en fin de match par les services tactiques adverses qui l’ont obligé à bouger. Réceptionnant parfois un peu haut sur le fil, il a obligé les « petits » passeurs alésiens à se déployer. Ces derniers, justement, ont joué simple et juste. Soleiland s’offrant même deux blocs et une première main tandis que Chauvin ne tremblait pas au service dans le tie-break. Farjaudon a également réussi une bonne prestation, notamment en réception et au service. Les centraux ont très bien servi également (Brizola, Kukhar) mais n’ont pas eu leur impact habituel au centre.
Côté parisien, match assez moyen de l’ensemble de l’équipe. Seuls Van der Veen s’est par moment mis en évidence. Les réceptionneurs-attaquants semblaient manquer de repères avec le néo-libéro Bleuze. Tous ont parfois souffert en réception. Géné par son genou, Novak a alterné le bon et le moins bon, notamment sur des défenses juste effleurées. Il a parfois semblé agacé par le jeu de ses partenaires, notamment les passeurs, très moyens hier soir (surtout Bonon). Rejlek, blessé au dos, n’a pas eu l’impact habituel et a été remplacé par le central Smrcka en fin de match qui n’a guère pesé.
Publié le lundi 13 avril 2009 à 08:07 - Auteur › B N - Section › Club Alès en Cévennes Volley Ball
Partagez cet article :